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Origines

Diverses trouvailles réalisées dans la Grande Lande ont montré qu’au cours de la préhistoire récente et de la protohistoire notre territoire n’était pas un grand désert.

Origine du nom

En ce qui concerne l’origine du nom de Belin (Beliet étant un diminutif de « Belin »), elle pourrait être romaine (nom d’un personnage) ou encore liée à un dieu gaulois dénommé belenos. Chercher l’origine de Belin dans le nom d’une tribu gauloise (belendi) paraît maintenant devoir être exclu.

La butte d’Aliénor

Si globalement l’histoire de BELIN-BELIET est celle de la contrée environnante, elle présente toutefois des particularités.

Les faits marquants de l’histoire belinétoise sont d’une part, liés à l’histoire du château de Belin et d’autre part liés, au passage sur le territoire communal des pèlerins de St Jacques de Compostelle.

 

Stèle sur la butte Aliénor réalisée par Claude Pierre Higell

 

Rapidement la présence d’un château est attestée à Belin.

Dès le Moyen Age ce site paraît avoir eu une certaine notoriété, les chansons de Geste sont là pour le démontrer notamment Garin le Loherain dont un compagnon n’est autre que Bégon de Belin. C’est d’ailleurs dans le château de Belin qu’une tenace tradition locale fait naître Aliénor d’aquitaine qui fut à la fois reine de France et reine d’Angleterre.

Quoiqu’il en soit Aliénor accorda aux habitants de Belin et de sa juridiction une charte avantageuse.

A cette époque il est possible qu’Aliénor ait possédé le château en propre.

Une chose est toutefois certaine : Belin reçut à plusieurs reprises les rois d’Angleterre durant les campagnes liées à la guerre de cent ans. Henri III y séjourna ainsi à plusieurs reprises : en 1232 il date d’importantes lettres patentes de Belin, le 27 mai 1243 il était encore à Belin, le 15 juillet 1243 il ordonne à tous les barons du pays de se trouver à Belin le 1er jeudi d’août bien armés et bien montés pour le service militaire. Enfin le 22 août de la même année 1243 Henri III est encore présent à BELIN où il reçoit l’hommage des seigneurs landais. D’autres rois d’Angleterre sont également passés par Belin : le prince Edouard le 8 mai 1255, Edouard 1er le 7 juin 1288 et Edouard III en 1343.

Les seigneurs de Belin se succédèrent jusqu’à la révolution où la seigneurie disparut et le château fut petit à petit démantelé. La dernière tour disparu ainsi durant la deuxième moitié du XIXème siècle.

A l’heure actuelle ne subsiste qu’un site évocateur avec une partie de sa motte qui domine le bourg de Belin.  Ce lieu est connu localement sous l’appellation « butte d’Aliénor ».

Les deux paroisses

Si la seigneurie de Belin comprenait Béliet, il n’en était pas de même au niveau des paroisses.

Belin nom du château et chef lieu d’une juridiction était situé sur le territoire de la paroisse de Mons dépendant du diocèse de BAZAS.

Du siège de cette paroisse existe encore le quartier de Mons et sa magnifique église dont la partie la plus ancienne remonte au XIème siècle.

La paroisse de Béliet dépendait du diocèse de BORDEAUX.

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La fusion.

Les communes de Belin et Béliet deviennent la commune de Belin-Béliet

 

En vertu de diverses lois et textes sur les fusions et regroupements de communes et suite aux délibérations concordantes des conseils municipaux du 22 mai 1974 pour Béliet et du 24 mai 1974 pour Belin, un référendum a été organisé le 30 juin 1974 pour consulter les habitants des deux communes sur le projet de fusion de leurs deux territoires.

Le résultat positif de ce référendum a conduit le Préfet de la Gironde à signer, le 7 août 1974, l’arrêté fixant la fusion des deux communes en une seule : BELIN-BELIET.

Outre le nom de la nouvelle commune, cet arrêté fixe le chef-lieu dans l’ancienne commune de Belin, indique que les biens et droits des anciennes communes sont dévolus à la nouvelle commune et fixe sa prise d’effet au 1er septembre 1974.